Communication facilitée

Cette méthode est apparue en Australie (Crossley, 1992) sous une forme pédagogique destinée initialement à une population souffrant d’infirmité motrice cérébrale puis secondairement aux personnes atteintes de troubles autistiques. Elle s’est ensuite diffusée aux USA, puis en Allemagne et en France où elle a été envisagée davantage sous la forme d’un cadre psychothérapique. En pratique, cette méthode consiste en un soutien de la main ou du bras d’une personne afin de favoriser le contrôle de ses mouvements et de lui permettre l’utilisation d’un clavier. Un partenaire de communication (facilitateur) fournit donc une assistance physique à une personne avec autisme supposée l’aider à surpasser ses problèmes moteurs (incapacité d’isoler, problème d’impulsivité…) et émotionnels. Ce facilitateur aide ainsi la personne à pointer en direction d’images, de lettres ou de mots sur un clavier. La communication facilitée est donc conçue comme une aide neuro-motrice devant donner lieu à une écriture autonome. Un des pré-supposés théoriques lié à l’utilisation de cette méthode est que l’autisme s’explique par des déficits de l’expression motrice et non par des déficits socio-communicatifs (Konstantareas & Gravelle, 1998). Pour Crossley et Remington- Gurney (1992), ces problèmes moteurs recouvrent l’incapacité de pointer du doigt, des troubles du tonus musculaire, des troubles des coordinations, de l’initiation mais aussi l’impulsivité et les persévérations. Des auteurs comme Stork (1996), s’appuyant sur des « écrits » réalisés en écriture assistée, considèrent que cette méthode est « une façon d’aller voir au plus profond de la psychodynamique de l’autisme précoce ». Le problème est de savoir « qui écrit » (Mesibov, 2001) et dans quelle mesure le facilitateur influence les gestes ou écrit de manière consciente ou non. Ces questions alimentent actuellement de vives controverses et critiques sur la communication facilitée.

suggestion

n'hésiter pas de nous contacter si vous avez des remarques